dimanche 18 septembre 2011

Ma Short-list en vue de la constituante

Ma short-list pour l'élection est faite et il me reste qu'établir l'ordre. Et d'ici le 23 octobre le matin, je dois faire mon choix.
Ceux qui me connaissent s'étonneront autant que moi à la lecture de cette short-list.
Je voterai comme toujours à Tunis 1, une circonscription dure et complexe. pour cette élection, le choix est plus simple et plus compliqué à la fois.
En temps normal, j'aurais voté pour un parti libéral: le PLT, PLM, PRL, ... mais aucun d'eux n'a retenu mon attention et aucun d'eux n'a de chance d'avoir un tabouret sur Tunis 1.
Après, je me suis intéressé au PDP, Afek et surtout à l'UPR de Lotfi Maraihi, Afek me parait très light et PDP très RCD (il peut avoir 30 places ou plus mais ca sera sans mon bulletin). UPR, je l'ai éliminé hier, j'ai lu leur programme il est populiste, et utopique c'est le genre de programme qui en le mettant en place on aura une croissance de 10% mais un déficit budgétaire de 10% et une inflation de 10%: augmenter les dépenses sociales et baisser la fiscalité est une solution très populaire mais qui payera à la fin ?
Donc Dégage UPR.
Après moule réflexion, j'ai vu que le point commun des programmes des partis politiques, c'est la baisse de la fiscalité et l'augmentation des dépenses sociales donc ils sont défaillants. Ils sont populistes et irréalistes : 590.000 emplois par Ennahdha en 4 ans (comme les 300000 de ben Ali), les 100.000 dans l'administration publique de FTDL. L'un ou l'autre vont mener le pays à la faillite.
Le programme économique ne pourra pas être un différenciateur de choix (malgré que c'était le critère pour moi), il faut avoir d'autres critères. Et à ce moment, j'ai changé de logique, je vais voter pour une constituante qui va écrire une loi fondatrice qui devra nous gouverner pour au moins jusqu'à ma retraite (dans 30 ans), et compte tenu du nombre de listes candidates et la dilution des votes que je prévois, ce vote ressemblerai à un vote sur tête de liste et donc à qui faire confiance.

Subitement le choix, s'est simplifié en regardant les têtes de listes des différents partis et listes indépendantes j'ai gardé 3 Samir Bettaieb (PDM), Le juge Mokhtar Yahyaoui, et L'avocat AbdelAziz Mzoughi.

Un choix étonnant pour un Ultra-liberal convaincu (capitaliste extrémiste disait Sabri) de choisir trois personnalités de gauche pour son vote.

D'abord comment j'ai arrivé là, en temps normal j'aurais voté Cheikhrouhou économiste respectable et ouvert mais il est tête de liste de PDP, donc NON.
Je ne voterai pas bien évidemment POCT, ENNAHDHA, WATAD, BAATH, et tous les partis semblables pour des raisons idéologiques.

Je ne voterai pas ex-RCD, je n'ai pas voté pour eux avant donc pourquoi j'y voterai pour eux aujourd'hui. Je ne voterai pas Mongi Kaabi pour deux raisons : un ex-RCD et sur la liste de Mourou.

Il reste Ben Jaafar et CPR. Ben Jaafar est un incapable et il n'a pas de couille, il attend que tout le monde prenne une position pour prendre la position qui va avec l'opinion publique : les indécis vont voter Ben JAAFAR et son parti.
Le CPR, avec son candidat sur Tunis 1 Samir Ben Amor, est un parti qui ressemble plus à l'association des amis de MArzouki (comme l'Association des Amis de Oiseaux -- Mourad tu rigoleras--) qu'à un parti politique bien constitué. Ils ont des positions farfelues et tiraillés entre le courant pro-nationaliste arabe de Marzouki et Abou et le courant des conservateurs (je n'aime pas islamiste) de AYADI. A la fin, on comprend pas leurs prises de positions, et donc ils ne sont pas aptes pour moi pour gouverner. En plus la version light de leurs programmes m'a fait rire, ils veulent détruire ce qui reste dans l'enseignement de ce pays: Ils veulent enseigner les matières scientifiques en arabes à tous les niveaux. Un dernier point, Marzouki est malade par le pouvoir (tout comme Chebbi) et ca constitue pour moi un danger, on risque de créer un nouveau dictateur.

Le reste n'est pas énorme entre Chokri elouaer et des listes qui vont récolter 100 votes ou des partis de décors, les trois personnalités crédibles qui restent que j'ai choisi avec un ordre provisoire comme suit:
- Samir Bettaieb: un spécialiste de droit constitutionnel, un bon orateur, il maitrise sa problématique et il est très poli pour un politicien. Ses positions pour la partie constitutionnel sont claires et loin de tout dogmatismes. Je sais qu'ils perdront pour l'égalité des sexes mais ce n'est pas la partie la plus importante à mes yeux pour la constitution.
- L'ancien juge Mokhtar Yahyaoui: Un ancien juge, et un opposant, une grosse tête qui peut contrer les dérapages des uns et d'autres, il peut garantir le respect des libertés dans la constitution. Son léger défaut: J'ai des soupçons sur des proximités fortes avec Ennahdha.
- L'avocat Abdelaziz Mzoughi: Alors là aucun soupçon de proximités avec personne même avec lui même, une grande gueule, l'ennemi intime de Abdelfattah Mourou est un contre-poids à lui seul, il peut bloquer l'AC en cas de mauvaise piste et n'est pas le genre de se cacher derrière les compromis mou ( l'opposé de MBJ). Son principal défaut c'est qu'il risque de ne pas avoir suffisamment de votes pour passer.

Donc un choix de trois juristes, en attendant de voir pour la suite comment ira la campagne électorale. Je n'exclue pas que je vais changer d'avis ou j'ajouterai d'autres listes ou j'élimine une mais pour moi ca restera un scrutin sur une tête de liste et pas une liste complète puisque je prévois que -au moins sur Tunis 1- tout le monde passera avec moins de 11% des votes recuis et ne passeront qu'avec le plus grand reste.

P.S: Pour ne pas vexer les autres partis, vous n'existez pas pour moi, trop petits pour avoir une chance de gagner un tabouret dans l'AC.

dimanche 11 septembre 2011

Tunis 1 et Tunis 2, la quete des 3%

Ce que j'écris, je l'ai réfléchis pour les circonscription de Tunis 1 et Tunis 2 mais il peut être étendues ailleurs si le même phénomène est observé.
Sur tunis 1 et 2, nous avons respectivement 80 et 81 listes candidates (avant la validation finale) de 9 et 8 places chacune.

Ca fait théoriquement, 9 ou 10 listes candidates qui se disputeront un siège. Nous pouvons simplifier la réflexion et dire -arbitrairement après la validation finale des listes- que 8 listes disputeront un siège (72 et 64 listes).

Sachant que pour avoir un siège, il faut avoir 11.11% et 12.5% des votes exprimés (quotient électoral) et que le pourcentage moyen des listes sera légèrement supérieur à 1. Ce pourcentage moyen chutera à chaque fois qu'il y'a une liste qui a arrivera au quotient électoral, elle laissera moins de miette à partager entre les autres.
Des partis comme Ennahdha, PDP, PDM, FDTL ou Mourou à Tunis 2 auront la possibilité d'atteindre ce quotient ou de s'en approcher, d'autres listes indépendantes et de petits partis ne pourront pas et pour chaque 1% réunis par les grand tenors au dela du pourcentage théorique ce sont des petits 0.1% qui seront enlevés aux petits, et c'est pas la faute des ténors ...
Le système fera que pour certaines listes un score de 3% sera extraordinaire, il permettra déjà de ne pas rembourser la subvention et peut être que les 3% pourraient être suffisantes pour accéder à un siège avec le plus gros reste.

je ne vais pas faire un modele mathematique mais sur 70 listes, si 40 auront 1% et 20 auront moins de 1% et totaliseront ensemble 10% des votes ca nous fera 60 listes avec 50% et restera à des listes le partage des autres 50% ca me parait logique.
Dans une telle configuration, il se peut que le quotient électoral ne sera pas atteint mais que les restes seront proches de 4-10% assureront le passage des 8 ou 9 listes en têtes.

Ce scénario n'est pas le même partout en Tunisie mais favorisera les grands partis et certaines listes indépendantes avec une grande notoriété. Des partis comme Ennahdha, PDP, PDM et FDTL peuvent être assuré de passer leurs têtes de listes un peu partout (le second aura la vie plus dur).

Cette configuration donnera un poids plus grand aux petites circonscription qui joueront le rôle de l'arbitre (et peut être s'annuleront d'effet), sur 4 sièges certains parmi les grands partis n'auront pas de place pour passer, en Allemagne un seul passera ... la majorité se jouera sur des détails.

Reste un paramètre non négligeable est que les petites listes vont puiser dans le réservoir de qui ? A mon avis, le PDP sera le plus touché par la succession de scission qu'il a eu, et ensuite Ennahdha parce que il y'a pas mal d'indépendants du courant conservateur (c'est mieux qu'islamiste) qui ne vont pas l'empêcher de passer leurs têtes de listes mais vont les empêcher de faire un score de Gala.
Ettakatol a récupérer une bonne partie des indécis -ayant le même comportement de Mustapha Ben Jaafar (j'ai pas pu m'empêcher)- et une partie de l'électorat déçu de Ettajdid, PDP et surtout CPR.

Ma réflexion a débordé et pour résumer : les 3% seront l'objectif de chaque liste pour ne espérer d'avoir une chance pour la tête de liste et pour ne pas rembourser les 50% de la subvention.

Je m'attends aussi à une succession de retrait de listes -avant les délais légaux- de personnes -qui pour une raison ou une autre- ont compris que c'est impossible ou injouable.

D'aprés ma lecture personnelle je m'attends à une assemblée constituante  composée de 70% (entre Ennahdha, PDP, PDM, FDTL), 20% (CPR, POCT, Ex-RCD, Et Mourou & Co) les 10% seront partagés entre les autres indépendants, les partis minuscules (UPR, UPL, PLM, PJD, ...).

N.B: 
Il se peut que dans mon analyse j'ai sous-estimé le CPR et les ex-RCD et sur-estimé le PDM.
1% dans l'AC c'est un peu plus de 2 sièges. 

samedi 27 août 2011

Et si SLIM RIAHI était un fake?

J'observe un peu comme tout le monde la montée fulgurante de l'UPL. Et j'accompagne cette observation d'un certain nombre de question:
-D'ou il est sorti ?
-Qui est derriere ce parti ?
-C'est qui ce slim Riahi?
-D'ou se finance ce parti ?
-Pourquoi en Aout et pas en Mars?

Sortie de nul part, L'UPL dispose d'une force financière incroyable, argent qui coule à flot, spot publicitaire, corruption active des électeurs avec les couffins de ramadan (il participe activement avec les autres partis telque Ennahdha et PDP au pourrissement de la vie politique)... d'où sort cet argent? on nous dit que c'est grâce à Slim Riahi (homme d'affaires) qui est présenté comme une victime de bourguiba et de ben ali !!!

Ils nous ont dit qu'il a 39 ans (né en 1972), ils nous ont dit que son père est youssifiste et victime de la répression de Bourguiba et il a quitté la Tunisie jeune avec sa mère !! Alors que la purge des youssifistes a eu lieu dans la fin des années 50 et au début 60. Je trouve une incohérence par rapport aux histoires qui j'ai entendu par ses sbires. C'est un personnage qu'on essaye de lui créer une histoire de toute pièce.

Avant d'entendre parler de ce Slim Riahi et juste après le démarrage de la campagne publicitaire, j'ai appris (d'une source fiable pour moi) que ce parti a contacté une imminente personnalité publique tunisienne pour avoir un poste de responsabilité dans ce parti avec des avantages dignes d'un PDG d'une banque. Cette personnalité a refusé la proposition. A vrai dire, s'il a accepté il aurait donné du crédit à leurs plans.

Entre temps, on nous parlai de Mourad Koubaa président du parti qui est sorti de nul part et à disparu avec la même vitesse de son apparition.

Donc ce parti est entrain de chercher un visage d'ancrage, il n'est pas comme Ennahdha ou le PCOT qui ont une idéologie, Ettajdid qui a une histoire, PDP ou le CPR qui ont des leaders de premier plan, Watan ou Moubadra qui ont assez de .... derrière eux. Un parti qui n'a ni programme, ni leader, il se contente pour le moment de l'argent.Ca suscite des questions dont la principale est si ce Slim Riahi est un fake ?


Je me permet de dire que Slim Riahi est un fake/une facade/une marionnette que l'agence de communication essayent de nous vendre comme un rêve. Le reve du : "le tunisien opprimé qui est parti à l'étranger avec sa famille et qui a réussit ... revient aujourd'hui pour servir son pays via son parti politique et son argent" les histoires des feuilletons égyptiens et mexicains ne m'impressionnent pas.

Une information que j'ai eu hier et qui est à vérifier est: que plusieurs "militants" du parti WATAN ont changé la veste pour devenir UPL.

UPL essaye de faire le jackpot en vue de la constituante, il part en retard avec des aprioris négatifs de l'une des deux :
- soit qu'il a derrière lui des intérêts assez importants pour qu'ils perdurent dans le temps ... et à ce moment l'AC n'est qu'une étape.
-soit que c'est un coup de prince charmant et le mec soit qu'il va mettre sur la table à chaque fois des sommes vertigineuses pour acheter des voix ou des alliances soit il va jeter l'éponge rapidement.

Lundi, il nous dira ses sources de financement, ca serait son premier test de crédibilité wait and see.

vendredi 22 juillet 2011

La somalie: la révolution, la guerre et la famine

La somalie a connu aussi des émeutes et une révolution en 1990 .... ils ont chassé du pouvoir un dictateur Siad BERRI .... ils ont connu déja un paquet de psoedo gouvernement ou présidents .... aujourd'hui, ils sont gouverné par des seigneurs de guerre avec des chapeaux différents .... ils s'entretuent pour le pouvoir ... et ils ont une famine qui ravage selon l'ONU 3.7 millions d'âmes depuis des mois et moi je dirais depuis des années la quasi-totalité de la population de la Somalie.
Pendant, la durée de cette guerre qui dure depuis deja 20 ans et depuis le départ de Siad Berri le 26 janvier 1991 (quelle coïncidence), on ne parle dans ce petit pays ni de chomage, ni d'emploi, ni de santé, ni d'éducation, ni de développement ... on parle des morts ....
Nous avons entendus parler récemment de la Somalie à la fin de 2010 lorsque un bateau tunisien a été piraté en large de la Somalie .... mais rien de plus.

Pour éviter un sort noir à notre pays semblable à la Somalie, il faut que nos hommes politiques mettent un peu d'humilité (chose qu'ils n'ont pas) et un peu d'intelligence ( hein !!) et beaucoup de patriotisme (pas en stock) mais aussi il faut que nous tunisiens ... il faut qu'on se déplace pour s'inscrire aux listes électorales et on se déplace pour voter et on fait tout pour améliorer le vécu et l'avenir de notre pays.

J'ai lu des commentaires de certaines personnes qui appellent déjà à boycotter les élections ... l'élection est un droit mais aussi est un devoir ... certaines personnes n'auront pas la chance de s'inscrire je pense à Aman allah Mansouri et les autres .... qui ne vont peut etre pas voter et n'auront pas le droit d'exprimer un point de vue.

Les inscriptions sont en déca des attentes à une semaine de la clôture .... Ceux qui abondonnent les élections ils abandonnent le pays et ils abandonnent l'avenir .... Notre avenir, l'avenir de nos enfants, l'avenir de la fille de Samir Ferini qui ne sait pas où est son papa et que personne n'a la certitude qu'elle puisse voir son papa.


Free samir Ferini

jeudi 7 juillet 2011

Quitter un groupe sous LinkedIn

Et oui la demande est aussi simple que ça comment quitter un groupe Linkedin. Des fois j'accepte de faire partie de groupe sur Linkedin ou autres par intérêt au sujet ou même par courtoisie (c'est gratuit) mais avec le temps je me fais chier ... c'est ce qui m'est arrivé aujourd'hui tellement les messages sur ce groupe étaient bidon.

Pour quitter un groupe sur Linkedin, ce n'est pas intuitive, il a fallu chercher un peu, et je vais reprendre le help de linkedin,
1-Aller dans le groupe en question (une dernière fois).
2-cliquer Sur le menu Plus (en haut à droite) puis mes préférences.
3- En bas et à droite, cliquer sur le bouton quitter le groupe

Maintenant, on peut passer à autre chose.

mercredi 26 janvier 2011

Les interets divergeants mais où est l'interet de la Tunisie

Les acteurs ces derniers jours sur la scène tunisienne sont tellement nombreux et ayant des intérêts divergeant ... que l'intérêt de la Tunisie se perd. L'intérêt de la Tunisie n'est pas dans l'intersection des intérêts encore moins dans l'union. Dans ce qui suit, je vais essayer de m'attarder sur 4 groupes principaux dans les évènements de cette période (du 16-26 janvier). Il s'agit des personnes composants "la caravane de la liberté", le gouvernement de Mohamed Ghanouchi, les RCDistes, l'UGTT. Je vais essayer d'être neutre (ce qui me parait un peu difficile). Je vais essayer de prendre le point de vue que je perçois du groupe.

La Caravane de la liberté:
Elle se compose de certains membres des familles de martyrs de la révolution, de jeunes chômeurs, des syndicalistes honnêtes, des militants, des gens venus de tout bord de la Tunisie mais essentiellement des zones sinistrés du mal-développement ou du non-développement que connaissent des zones entières de notre pays.
Ils campent sur leurs positions parce que cette révolution leur appartient et ont senti qu'elle commence à partir dans tous les sens et qu'ils vont être oublié au bout de quelques semaines. Des gens qui ne se soucient pas de l'article 56 ou 57, ils se soucient beaucoup plus du sang de leurs enfants qu'il ne se perd pas entre les rouages d'une bureaucratie. Pas par vengeance loin de là, mais par justice. Ils défendent à cœur un gouvernement sans RCD parce que le RCD représente pour eux toute la cupidité, toute la main mise sur leur vie, le fardeau, le synonyme de l'injustice peut être aussi l'incarnation de l'injustice. Une injustice matérialisée durant des années par un policier au solde du RCD pas au service du citoyen, un omda, un délégué, un gouverneur tous RCD qui servent les intérêts des RCDistes et uniquement les RCDistes. Un RCD à travers ses structures et ses représentants et indics faisaient un chantage aide contre allégeance, soutien contre soutien, service contre racket.
Des citoyens tunisiens qui sont sur le lieu symbole du pouvoir "Place du gouvernement", un lieu depuis des siècles étaient l'origine des maux de ses régions.
Des mères à qui on a volé un enfant, des jeunes à qui on a volé un rêve, des habitants à qui on a volé des richesses, tout ce monde ne veut pas se voir voler sa révolution.
Des concitoyens avec qui je ne partage peut-être pas tout mais envers qui j'ai du respect et de l'amour. Celui qui n'a jamais été chez eux, dans l'autre Tunisie, ne réalisera pas la portée de ce que j'écris.
C'est un mouvement de cœur et ne dites pas à une mère qui a perdu son enfant que l'économie va flancher parce que toute l'économie ne vaut pas un cheveu de son enfant.

L'UGTT:
Par l'UGTT, je veux désigner le bureau exécutif ou le comité administratif ou Abdesselam Jrad, les représentants de la structure entière.
Les syndicalistes honnêtes ne sont pas inclus dans cette partie, ceux qui -partout dans la Tunisie- soutenaient le mouvement sans calcul politique. Ceux qui ont pris des coups de matraques dans des manifestations, ceux qui ont parlé sans peur, ceux qui ont fait avancer le mouvement à son stade ultime la révolution.
Je veux parler des Jradistes, des récupérateurs, de ceux qui parlaient des criminels, ceux qui ont monté le son des baffles à la place Med Ali, ceux qui ne voulaient que des slogans syndicaux dans les manifestations et non pas des slogans politiques, ceux qui ont vu dans les propos de Ben Ali une vision prospective le 11 janvier, ceux qui étaient d'accord pour entrer au gouvernement mais qui ont fait un faux-bond juste après.
Pourquoi un faux bond ? Pourquoi ils ont faussé compagnie après accord? Ils veulent se racheter auprès de leurs bases. La base était contre les positions de la direction, la base ne soutenait pas le gouvernement. L'UGTT a suivi sa base, vous me direz que c'est normal? L'UGTT ne suivait pas la base dans le passé dans le soutien indéfectible à Ben ALI. Vous me dites l'UGTT a refusé d'entrer au Chambre des conseillers -dans le passé- je vous dis non, l'UGTT a refusé se soumettre au vote pour ses candidats, elle a voulu désigné des représentants alors que le règlement imposait une liste plus large (les 3/2 des places, si je ne me trompe pas ) et un vote d'un collège électoral.
L'UGTT, jadis, était muet on l'entendait presque jamais aujourd'hui il est revendicatif de tout et n'importe quoi. Les trois coups lâches dans l'histoire : de un, une grève sauvage de la Transtu pour des revendications qui n'ont rien avec la révolution, les martyrs tombés ne l'ont pas été pour une titularisation des agents de la Transtu au bout des 6 mois, loin de là. Ensuite, une grève des policiers !! du jamais vu, le pays était dans une situation dramatique et nos policiers et gendarmes nous font une grève en réclamant une fédération sous l'UGTT (Une excellente mise en scène). Le must, était le gréve des enseignants du primaire et du secondaire avec des revendications purement politique qui n'ont rien à voir avec les élèves et les enseignants. Remarquez bien que l'UGTT ne veut pas des slogans politiques -sous Ben Ali- mais fait des revendications politiques -Après Ben Ali-.
Pour ceux qui lient le 14 janvier à l'UGTT, j'ai le plaisir de vous rappeler que l'UGTT a appelé à un débraillage sur le lieu de travail le 14 janvier de 9 à 11H sur le grand Tunis, pas à une gréve générale encore moins à une quelconque manifestation.
Ne parlez pas d'économie pour l'UGTT, les syndicalistes sont payé rubis sur ongles, eux ils connaissent ni chômage, ni crise. Défendre le travail des autres ? ça sera pour une autre occasion. L'UGTT représente l'avidité du pouvoir de ces dirigeants, pourquoi aucun syndicaliste ne crie "Jrad dégage"? Ils craignent une autre opération "TAJRID"?

Le RCD:
Parti au pouvoir depuis indépendance, le RCD aujourd'hui est un parti sans idéologie. Ben ALi voulait des "applaudisseurs", il a vidé le parti de sa substance, de ses militants d'un certain niveau intellectuel. Il les a cantonné dans le rôle des spectateurs. Par contre il a créé une armée de petit bras, de mercenaires ou de voyous qui vivent ou vivotent grâce à lui: les indics, les bandits, des gens qui ce se sont greffé sur le système Parti-Etat pour s'assurer des rentes, des positions confortables, une vie au frais de la princesse. Les mêmes qui ont rendu la vie des tunisiens plus dur, moins confortables et moins paisibles, les passagers clandestins du système ceux qui consomment sans payer.
Dans mon raisonnement, je ne désigne pas et je n'englobe pas les hommes honnêtes. Ceux qui ont été destouriens et qui le sont, ceux qui sont convaincus d'une histoire ou d'une idéologie. Des gens que j'ai connu dans ma petite vie, à la faculté ou ailleurs. Des amis ou des collègues ou mêmes des connaissances que je respecte pour l'honneteté de leur conviction.
Ceux qui avaient des intérêts vitaux au RCD ne lâcheront pas le morceau. Si le RCD n'est plus l'ETAT, ils perdront leurs privilèges, leurs trains de vies, leurs postes. Si le RCD disparait, ils perdront gros. Ils n'ont pas une autre vie, c'est un combat de survie pour eux. Cette révolution va bousculer leurs vies, elle va les détruire. Ils n'ont rien à faire avec une liberté d'expression qui ne va pas les nourrir. Certains sont parvenus à renverser la veste et sont devenus autre chose que RCDistes en quelques jours, certains ont soutenus le gouvernement en attendant des jours meilleurs, d'autres sont déterminés à faire capoter tout. En Semant le chaos, ils ont plus à gagner, ils ont déjà tout perdu ou presque. Le discours du patriotisme et de l'intérêt national ne passera pas ils ont une certitude de l'avenir, ils vont perdre leurs acquis, et leurs positions confortables. Ces gens là ont l'habitude aussi d'être en contact avec un certain type de fonctionnaire ou agent de l'État qui risque de perdre une partie de ses avantages ou d'influence, ils ont l'habitude de bosser ensemble. Ils pourront bosser ensemble pour créer la zizanie et rappeler les gens du "bon souvenir" d'avant le 14 janvier. Les évènements du 26 janvier à la Kasbah ne sont pas étranges aux méthodes de cette frange de personnes.

Le gouvernement:
Le gouvernement de Mohamed Ghannouchi est trop faible et s'affaiblit de jour en jour et l'une des raisons est Mohamed Ghanouchi lui-même. Mohamed Ghnouchi est un commis d'État, un haut fonctionnaire, il n'est pas un politicien. Il est dans la politique parce qu'il était un brillant fonctionnaire, un bon serviteur, un homme d'ombre efficace. En 24h, il se retrouve sous le feu des projecteurs, l'homme qui décide, qui doit trancher, l'homme le plus important dans le pays (avec le General Rachid AMMAR). Il est rapidement dépassé par les évènements, il a 24 à 48h de retard sur les évènements. Il n'a pas pu anticiper les problèmes, et n'a pas été pro-actif. Il a suit les revendications et ne s'est pas mis en avant. Il a donné des mauvais signaux. Mohamed Ghannouchi est un homme que je respecte énormément. Feu mon père le comparait Monsieur Rachid SFAR et je pense qu'il a raison. Mais ce gouvernement, qui peut être déjà remanié à l'instant où vous lisez ce document, n'a pas que Mohamed Ghannouchi comme défaut. Ce gouvernement souffre de la -trahison- de l'UGTT, de la mauvaise réputation des ministres qui le composent (Bouden, Grira, Medhafer, Bouraoui), de la sortie catastrophique de Friaa à la télé, du manque terrible de la communication, de la forte présence des deux présidentiables (Chebbi et Ibrahim) à la télé pour se vendre. Sur le terrain, et c'est le plus grave, ce gouvernement ne contrôle pas le pays, au mieux il contrôle réellement 30% du pays. Il n'a aucun pouvoir réel sur les gouvernorats dont certaines sont sans autorités locales. Il n'a aucun pouvoir sur certains ambassadeurs qui sont au solde de l'ancien régime. Un gouvernement qui est entrain de découvrir l'appareil de l'État y compris pour Ghannouchi. Un gouvernement qu'une partie des tunisiens refusent, une partie veulent en finir au plus vite avec, une partie soutiennent, et une autre qui s'en foutent. Un gouvernement à qui il faut du temps, mais qui ne l'a pas et personne n'est prêt à lui en donner.
Pourquoi Ghannouchi et son gouvernement ne lâchent pas ? Ils ne cherchent pas l'intérêt national ? Ils jouent pour qui ?
Ghannouchi est un commis d'État, il s'est investi d'une mission -la transition démocratique- il veut la finir et partir. Il ne conçoit pas peut-être un départ avant la réalisation de sa mission. égoïste -peut-être- il cherche une consécration ultime ? Ce n'est pas l'image de l'homme mais !!
Je pense qu'il a une vision tronquée de la réalité, que l'intérêt général recherché par ce gouvernement n'est pas sujet de consensus : il n'est pas assez explicite ou il n'est pas assez compris.
Ce gouvernement va faire une marche en arrière avec ce remaniement si les revendications ne baisseront pas et si il reculera sur d'autres points. Il défendra un intérêt national biaisé et il vaut mieux qu'il précipitera le calendrier et convoquera des élections présidentielle avant le 17 mars ça lui relâchera au moins une partie de la pression et permettra au pays de sortir d'une impasse. Avec une telle mesure, il prendra les devant et ira dans un consensus tunisien d'avoir des élections libres qui sauvera la révolution et nous pourrons se tourner vers une vraie marche pour le développement.

J'ai pas forcement une conclusion à tirer, les principaux protagonistes sur le terrain sont là. Y'a aussi l'armée, la majorité silencieuse, les "révolutionnaires virtuelles", les parasites, les miliciens freelence, les casseurs/voleurs indépendants, et d'autres protagonistes qui auront un mot à dire et donneront peut-être un autre son de cloche si c'est les urnes qui décident et non pas la rue.

ça fait tard déja, je vais dormir.

dimanche 2 janvier 2011

Une toute petite question ...

Pour repondre à l'appel du president abdennadher va investir 30 millions de dinars à sidi Bouzid, 360 crédit de BTS accordé en 24h, Groupe Elloumi va investir à Sidi bouzid, 1,4 millions de dinars de credits seront debloqué par STB et BFPME pour un projet à Sidi Ali Ben OUN, .... mais les autres n'ont pas d'argent pour investir ? Ou ne veulent pas repondre à l'appel de président ou une dérogation pour ne pas suivre ? C'est grave de ne pas suive l'appel du président surtout si c'est un père ou un beau-père u même un beau-frère ....

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